" Entrée en matière "

Mis à jour : 11 mai 2020

Une entrée en matière, c'est comme une entrée au restaurant :) elle permet de préparer votre estomac au plat qui va suivre, d'ouvrir vos papilles pour pouvoir apprécier les nuances et les saveurs des mets, alors entrons dans la matière !



Une période de changement, de troubles, comme celle que nous vivons actuellement, nous pousse souvent à remettre en question nos modes de vie, de fonctionnement propre, mais aussi et souvent le système dans lequel nous vivons.


Nous nous posons la question de la cohérence de tout cela, de son bienfondé, nos craintes et peurs s’éveillent, ou plutôt se réveillent. C’est une bonne chose ! En effet, les peurs font des départs formidables pour bâtir un changement, à condition bien sûr d’en avoir l’envie et la motivation.

Nous retrouver confiné, voir le monde « à genoux » et quasi paralysé devant un virus microscopique, qu’il s’agisse des géants du web, de la finance, les politiques, les stars, les grandes entreprises et puissances économiques, dans un monde ou pourtant les dominations, schémas et hiérarchies étaient clairement établies, nous rappel à notre condition initial d’être humain.

" La civilisation est une multiplication indéfinie de besoins dont on n'a pas besoin " Samuel Mark

Ce type de crise majeure nous oblige - car malheureusement peu le font seul ou sans y être incité - à nous poser des questions et nous ramène à l’essentiel, à nos besoins humains, physiologiques et spirituels : se nourrir, aimer, croire.


S'interroger


Il est intéressant de constater un premier fait : la maladie nous rappelle que nous sommes tous égaux.


" L’inégalité entre les êtres humains est toujours à relier au concept de domination.


Lorsque deux individus ne sont pas perçus comme égaux dans un certain domaine, c’est toujours le signe d’une hiérarchie et donc d’un rapport de domination explicite ou symbolique." - Julien Barnier - écrivant sur le concept d'égalité. Mais face à un virus contre lequel il n’existe aucun remède, un virus qui lui ne fait pas de distinction, le riche comme le pauvre, le puissant comme le faible, se retrouvent à égalité, ramenés à leur nature d’être humain au système immunitaire vulnérable, à un amas de cellules pouvant être infectées par un corps étranger, quel que soit son niveau social.


Alors certes, il est plus facile de se protéger pour les nantis, de se créer une situation plus confortable en cette période de confinement, de « tuer » le temps par des occupations diverses permises par l’argent, ou simplement plus agréable d’être dans 300 m2 avec jardin que dans les 30m2 d’une citée HLM. Pour autant, exposé au virus, en allant acheter une simple baguette, ou en croisant un passant, tous sont égaux en tous points face à ce virus.

Pensez à un autre aspect. La « protection » à cette situation n’est pas que physique.

Le confinement participe en grande partie à protéger nos corps, pour ceux qui n’ont pas l’obligation d’être exposés comme le corps médical, ou bien les personnes qui tiennent des commerces, caissières et tenanciers. Mais qui protège nos esprits des peurs générées par cette situation, de l’anxiété, du stress, de l’inquiétude pour demain ? Bien sûr, pour personne la situation n’est agréable, mais dans ces moments plus précis, celui qui n’a pas beaucoup à perdre peut jouir d’une tranquillité d’esprit supérieur à celui qui voit s’effondrer son empire.

Cela porte à la réflexion.


« Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner.» disait Karl Marx


Ainsi, quand hier nous cherchions encore épanouissement au travail, bien être, confort de vie, accumulation de biens matériels, et interactions sociales diverses, nos réflexions aujourd’hui reviennent à l’essentiel. Quand hier nous nous demandions ou nous allions sortir, qui voir ce week-end, où partir pour s’évader un peu, ou acheter pour faire le bon investissement, quel job choisir pour être sûr d’être bien dans dix ans, aujourd’hui ce sont des considérations plus terriennes qui nous importent (il suffit de voir les rayons PQ et pâtes vident dans les magasins). Combler nos besoins primaires, se retrouver et appréhender l'idée de rester seul avec soi-même, ou avec ses proches, occuper ce temps libre dont nous aurions rêvé il y a peu.


Nous nous rendons compte que la nature nous manque dès lors que nous sommes enfermés. Nous nous apercevons que les liens sociaux nous manquent. Nous réalisons que les trajets en voiture, les bouchons, le bruit de la ville, le métro bondé, le nuage de pollution au-dessus des grandes agglomérations, eux ne nous manquent pas.

Ou peut-être que nous n’y pensons pas, trop occupés à nous questionner sur demain.

Combien de temps cela durera ? Que vas t’il se passer après ? Vais-je retrouver mon travail, vais-je avoir encore des clients, combien de temps cela me prendra t’il pour combler la perte d’argent dû à ces fermetures ? y aura-t-il encore à manger dans les grandes surfaces, dans une semaine ? Dans un mois ?


Il y a une vraie bonne nouvelle dans tous cela : Toutes les cartes sont rebattues.


Il y a un bug dans la toute puissante machine économique mondiale. Certes l’homme n’apprend pas vraiment de ses erreurs. La dernière crise de 2008, financière, l’a bien montré, nous sommes retombés dès que possible dans les mêmes travers, en pire. Mais cette épreuve là nous impacte tous au même niveau, et changera profondément notre manière de voir notre système de fonctionnement, si nous le décidons, et si nous nous rendons compte de l’intérêt du changement.


Ce pourvoir est en chacun de nous. Nous pouvons décider de continuer comme si de rien était, nous disant que notre vie n’a que peu d’impact sur tout cela, ou bien réaliser que chacun est acteur de ce changement. Nous pouvons intégrer le fait que notre manière de consommer à un impact direct sur la nature, et ce même au niveau micro biologique. Que la recherche de la croissance à tout prix ne nous fait rien gagner bien au contraire. Nous pouvons aussi nous rendre compte que le bonheur est ailleurs.


Un sage a écrit :

« car nous n'avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n'en pouvons rien emporter »


Qu’avez-vous envie de vous dire avant de quitter ce monde ? Que vous avez acquis beaucoup de biens, que vous avez réussi ? Quel souvenir avez-vous envie de laisser ? Pourrez vous dire que vous avez vécu ou seulement « survécu » ? Êtes-vous heureux ?


Ce sont ces questions auxquelles on va tenter ici d’apporter des réponses, des solutions, ou bien amorcer une réflexion. Par des articles directement liés à ces thêmes qui nous touchent tous, nous, être humains : l’amour, le travail, la spiritualité, l’alimentation, le mode de vie …


Régulièrement, j’y compilerais des interviews, des idées de film à voir, des podcast à écouter, des articles de presses, des essais sur les thèmes abordés, en essayant autant que possible d’approcher ces sujets sous un angle philosophique, physiologique, mais surtout pratique, et d’autres truc en « ique » qui sonnent intelligent :). L’idée n’est pas de donner des leçons ou de dire quoi faire, juste de se questionner et d’ouvrir des portes et des fenêtres dans les esprits, d’apprendre des expériences, et peut être de combler nos besoins primaires.


Vos avis, commentaires et expériences sont plus que les bienvenues, elles me sont même nécessaires et je vous en remercie par avance. :)


En ce dimanche, je vous conseil un film pour ouvrir la réflexion ; à la fois drôle et poétique :

« le tout nouveau testament » de Jaco Van Dormael


Bonne journée à tous ! Profitez de ce soleil qui va ensuite laisser la place à une pluie rafraichissante pour nourrir la terre. ( j’ai l’impression d’être un petit Bouddha quand j’écris cela ).


Papamia

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