" L'amour "

Ah l’amour, l’amour, l’amour … mais qu'est ce donc que ce sentiment ? Qu'est ce que l'amour ? Qu'est ce qu'aimer ?



Quel autre sentiment déclenche autant les passions, bouleverse a tel point nos vies ?

Certains le cherche tout une vie, le trouve ou passe à côté.

D’autre après l’avoir trouvé font tout pour le préserver ou le détruise inconsciemment. Sa perte ou sa quette à donné naissance aux plus belles chansons, aux plus belles œuvres théâtrales et artistiques, à l’écriture d’incroyables romans.

Il se glisse quoi que l’on en dise dans chaque interstice de notre vie, et en régit la plupart des moments.Inexorablement, toutes nos actions ou presque, sont guidées par le désir d’aimer ou d’être aimé.


Nous allons parler d’amour et tenter de décrire, de comprendre et d’expliquer ce phénomène. Si vous savez comment fonctionne votre voiture, vous aurez moins de chance de vous tromper de carburant, ou d’avoir un accident, et pourrez prendre la route plus sereinement. Il en va de même avec l’amour.

L’amour est un sentiment magique, et pourtant totalement explicable. Mais à l’inverse d’un tour, en révéler les secrets ne lui fait pas perdre son côté mystique, bien au contraire.


" L’amour revêt différentes formes mais loge toujours à la même place ".

Toutes émergent aux mêmes endroits et toutes sont de l’amour, mais elles ne se manifestent pas de la même manière, ne provoquent pas les mêmes effets. Vous n’aimez pas de la même façon votre père, votre sœur, votre ami, votre animal de compagnie ou votre compagnon. L’amour que vous portez à Britney Spears, à Barack Obama ou à votre club de foot est encore légèrement différent.

En français un seul verbe pour parler d’amour : aimer.

Les anglais en accordent deux, faisant la différence entre « love » et « like ».

Pour les Grecs antiques, le terme amour recouvre lui quatre sentiments distincts : éros, philia, agapè et storgê.

La storgê est l’amour entre parent et enfant, particulièrement l'amour mère-enfant.

La philia se rapproche de l'amitié telle qu'on l'entend aujourd'hui, c'est une forte estime réciproque entre deux personnes.

L’agapè est l'amour du prochain proche de l'altruisme, le don désintéressé. Il se caractérise par sa spontanéité, ce n'est pas un acte réfléchi ou une forme de politesse mais une réelle empathie pour les autres qu'ils soient inconnus ou intimes.

L’éros, lui, est l'amour au sens d’être amoureux, l'amour des poètes pour ainsi dire. Cet amour est parfois romantique ou passionné, et s'accompagne presque toujours de désir sexuel.

Oui celui-ci il est grave cool ;)


Pourquoi l’amour existe-t-il ?


L’amour est en quelque sorte un ciment social. Il est nécessaire non seulement à la survie de notre espèce (reproduction) mais aussi à notre épanouissement en tant que groupe d’individus (sentiment d’appartenance et d’amour).


La première forme d’amour est celle liant une mère à son enfant.

Cet amour premier est primordial et fondateur. Tout d’abord parce qu’il pousse les parents à protéger l’enfant le temps de son développement physique et mental. Sur le plan psychique, la psychanalyse considère que les premières relations parents-enfants sont déterminantes dans l'esprit d'une personne et de sa perception de l'amour. Les relations mère-fils ou père-fille, notamment, sont particulièrement marquantes. En grandissant l'enfant apprend à rééquilibrer ces relations.

Cet apprentissage peut échouer à tel ou tel moment, et l'adulte en garder un manque de maturité (s'il n'en prend pas conscience) et une perception de l'amour plus ou moins blessée. Les relations de ses parents entre eux seraient aussi importantes dans la construction de cette idée de l'amour.


Frédéric Beigbeder dans « un roman français » écrit : « je ne porte aucun jugement moral sur le divorce de mes parents, pour avoir imposé à mon tour la même procédure à ma descendance. Mais cessons de nier que cette nouvelle façon de vivre façonne les enfants. La nouvelle norme, c’est d’avoir deux maisons, quatre parents (au minimum), d’aimer des gens qui ne s’aiment plus entre eux, de craindre constamment les ruptures, d’avoir parfois à consoler ses parents, et d’entendre deux versions de chaque évènement, comme un juge dans un procès. »


Il est important pour comprendre que ce que nous connaissons de l’amour aujourd'hui se construit dès notre plus jeune âge, déjà dans le ventre de notre mère, puis tout au long de notre enfance.


Cette compréhension nous aide à être indulgent envers nous-même et envers autrui. Les enfants ne naissent pas égaux dans ce domaine. Une fille abandonnée par son père, un fils maltraité par sa mère n’auront pas intégré les mêmes schémas d’amour qu’un enfant élevé par deux parents aimants et s’aimant. En prendre conscience c’est pouvoir demander et accepter de l’aide pour modifier ses schémas. C’est comprendre que parfois notre lien à l’amour n’est pas le bon, qu’il est biaisé, et qu’il a besoin d’être rectifié voir corrigé, peut-être même réparé.


" Pocahontas et John Smith auraient-ils "matché" sur Tinder ? La Belle aurait-elle craqué pour la Bête si elle n'avait vu que sa photo de profil ? "

Alors que nous grandissons, notre environnement va lui encore modifier notre rapport à l’amour. Les films de Walt Disney, les romans, les séries, complexifient cette relation à ce sentiment, mais aussi augmentent nos attentes. Nous « attendons » le grand amour, le fameux prince charmant. Nous sommes « déçus » en amour, car cela ne répond pas … à nos attentes, attentes que nous avons-nous même forgé et considérablement élevé, cette société nous inculquant que nous méritons toujours mieux, que nous avons besoins de plus. En effet, même si parfois, « love is in the air », love est surtout dans notre tête.


L’amour a quelque chose à voir avec le bonheur. Non parce qu’ils produisent des hormones similaires, ou parce que l’un est lié à l’autre, mais parce qu’ils prennent tout deux naissances dans notre cerveau, et surtout parce que nous en sommes les seuls maitres. Le sentiment d’amour est un sentiment généré par votre corps biologique, donc par vous. Il n’est pas lié à votre environnement, ni à ce que font les autres. Tout comme le bonheur, si vous l’attendez, il ne viendra pas.

Vous pouvez maitriser vos pensées, vous pouvez aussi choisir d’aimer ou de ne pas aimer. Vous pouvez décider de rompre vos schémas et d’en inventer de nouveaux, plus saints.


L’amour véritable est un sentiment désintéressé. Il ne cherche pas son propre intérêt. Il est dans l’action, pas dans l’attente.


Quand vous aimez votre enfant, vous ne l’aimez pas parce qu’il vous donne quelque chose.

Même les sources de bonheur que vous croyez qu’il vous procure sont en réalité le fruit des hormones libérées par votre cerveau. Ce dernier produit de l'ocytocine et vous rend littéralement heureux. C’est donc bien vous qui le créez.

Vous aimez votre enfant simplement parce qu’il est, et exactement comme il est.

Il peut être beau ou moche, en pleine santé ou non, vous réveiller en pleine nuit, vous faire souffrir, vous l’aimez simplement parce qu’il est. Plus grand, il pourra même faire des choix que vous n’approuvez ou ne partagez pas. Il se pourrait même qu’il s’oppose à vous. Et vous continuerez malgré cela de l’aimer.


Quand est-il dans votre famille ? Je parlais récemment avec une personne de son frère. Il est impressionnant de voir à quel point elle l’aime alors qu’ils sont tous deux extrêmement différents, leurs centres d’intérêts n’ont rien de communs. Leurs manières d’appréhender la vie, les autres, le travail, rien ne les rapproche si ce n’est le fait d’être frère et sœur.

Je lui demandais alors si ce n’était pas son frère, l’aurait-elle simplement remarqué, dans un groupe d’amis par exemple. L’aurait-elle apprécié en tant qu’individus, ce serait elle intéressé à lui ? Sa réponse : probablement pas. Et pourtant aujourd’hui son amour pour lui semble sans limite. Inconsciemment elle a simplement décidé … de l’aimer. Le simple fait qu’il soit son frère est suffisant pour cela. Comme quoi, notre cerveau est saisissant.


Peut-être que, parce qu’elle doit l’aimer, que c’est socialement acceptable, elle a inconsciemment cherché et apprit à aimer des aspects de sa personnalité ? Peut être regarde t’elle au-delà des défauts pour ne retenir que les qualités et ainsi nourrir cet amour. Probablement que les épreuves traversées ensemble les à rassemblé en tant que fratrie. Peut être qu’étant sa grande sœur elle s’est senti le devoir de le protéger et de lui donner de l’amour. Ou peut-être est ce simplement un mécanisme automatique généré par le cerveau pour garantir la protection de la cellule familiale. Je n’ai pas les réponses et je ne peux que poser des hypothèses et des bases de réflexions. Mais cela montre que nous sommes capables d’aimer à partir du moment ou nous le décidons même de manière inconsciente.


S’interroger sur ces amours nous aide d’ailleurs à comprendre l’amour véritable et à transcender son pouvoir. La vérité c’est qu’elle ne se demande pas pourquoi elle l’aime, elle l’aime simplement par et pour ce qu’il est.


Je repense aussi à une discussion que j’ai eue, adolescent, avec la mère d’un ami. Je les voyais, avec son mari, attentionné l’un envers l’autre, respectueux, aimant, toujours avec un regard bienveillant. Cela durait depuis trente ans. Par curiosité, je lui demandais alors comment il s’était rencontré. Autant dire que je fus surpris quand elle me répondit « on l’a amené chez moi, j’avais dix huit ans, et mes parents m’ont dit « voilà ton mari » ».

Je suis resté sans voix. Elle a ri et a ajouté : « c’était comme ça à l’époque, mais je savais que mes parents avait bien choisit. Évidemment, je n’étais pas amoureuse, alors je me suis dit que ce serait plus facile si je l’aimais. Je me suis concentré sur ses qualités, et petit à petit j’ai appris à l’aimer. Ce n’était pas toujours facile mais ensemble on y est arrivé ».

Cet exemple m’a considérablement marqué.


Mon sujet n’est pas les mariages arrangés bien sûr, mais son propos. Elle à apprit à aimer.


Souvent notre rapport à l’amour est passif. On n’attend d’être aimé, on attend l’amour.

Alors que l’amour demande d’être actif. Il s’apprend, se travail, s’entretient. Il nous engage d’abord nous, plutôt que les autres.


S'aimer soi


La première étape, on ne le répétera jamais assez, est de s’aimer soi. C’est assez facile à dire.

A vrai dire, nous ne savons pas forcément par où commencer, ou comment s'y prendre.


Vous prenez soins des choses que vous aimez n’est-ce pas ? Alors prenez soins de vous, de votre corps. Il est indissociable de votre esprit, il fait partie intégrante de vous.

Commencez par manger plus sainement par exemple et faite un peu d’exercice.

C’est avec ce que vous mettez dans votre bouche que votre cerveau va régénérer ses cellules, ces mêmes cellules qui vont vous aider à réfléchir ensuite et croyez-moi, elles font cela nettement mieux avec les vitamines des légumes qu’avec le gras d’un hamburger.


Ensuite, comme vous le feriez en couple, essayez de vous connaitre davantage. Observez avec bienveillance et objectivité comment vous agissez en groupe. Quels sont vos qualités, vos défauts. Quels sont vos peurs ? Comment les surmonter, les dépasser ? Qu’est ce qui vous rend heureux ? Quel serait votre rêve ? Comment y parvenir ?


Si vous avez ou aviez des enfants, il y a plein de choses que vous feriez pour eux, par amour. Faite de même pour vous. Prenez soins de votre enfant intérieur. Aidez-le à grandir en prenant confiance en lui. Instruisez-le aussi, par la lecture, l’apprentissage. Apprenez-lui à s’aimer et à se respecter, à ne pas souffrir. Enseignez-lui la vie, comment fonctionne les choses, avec d’autres sources que ce qui vous est offert facilement ou l’éducation qui a été la vôtre. Creusez avec lui et découvrez de nouvelles cultures, manière de penser, de croire. Aimez-le et aimez-vous.


Prenez garde à ne pas tomber dans le piège du « moi d’abord ».


Notre société prône le bonheur par l’individualité, l’accomplissement et le développement personnel, il suffit de voir la taille des rayons sur ce sujet dans les librairies, ou encore sur internet (ah mince j’en fait partie). Mais comme dans tout domaine, l’équilibre est le secret.


N’oubliez pas de vous ouvrir aux autres et permettez leur de s’ouvrir à leur tour. Acceptez leurs différences, leurs forces comme leurs faiblesses. Prenez soins des autres, de vos amis, de votre famille, et de ceux qui croisent votre route. Soyez indulgent avec vous-même sans vous victimiser. Soyez le aussi avec ceux qui vous entourent.


Comprenez que tout le monde ne pense pas comme vous.

Comprenez-le et surtout intégrez le.


Il ou elle ne vous a pas appelé ? Cela ne veut pas dire qu’il ne pense pas à vous. Peut-être que lui ou elle n’a pas besoin de le matérialiser par un appel comme vous vous l’auriez fait. Peut-être que cette personne écrit à votre sujet dans un carnet, peut-être qu’elle prie pour vous. Peut-être qu’elle ne fait rien de tout cela et ce n’est pas grave. Elle a peut-être besoin de penser à elle, elle profite peut-être de cette période de calme pour faire le point sur sa vie, et si vous l’aimez, vous pouvez le comprendre et l’accepter.

Cela vous coûte ? Parlez-en.

Vous avez du mal à exprimer vos sentiments ? Écrivez.

Vous avez peur de la réaction des autres ? Détrompez-vous, vous serez souvent surpris.

Agissez avec bienveillance. Mais ne gardez pas le silence, au risque de détruire ou d’abimer quelque chose de précieux, votre relation avec votre amie ou votre couple. Aimer les gens pour ce qu’ils sont, pas pour ce que vous aimeriez qu’ils soient.


J’ai souvent entendu pendant cette période de confinement des personnes dire « ah là je vois mes vrais amis ». Interrogeons-nous un instant. N’aimons-nous nos amis que pour ce qu’ils vous apportent ou plutôt pour ce qu’ils sont ? Pouvons-nous vraiment leur reprocher quoi que ce soit ? Ne serait-ce pas là plutôt une peur qui s’exprime ?

Décidez d’aimer tout simplement sans attentes et sans peurs.


Comprenez que l’amour n’a pas de limites lorsqu’il est débarrassé des éléments qui le polluent, comme l’attente, l’orgueil, la peur. Si vous vous aimez suffisamment, vous pourrez aimer d’une manière aussi pure sans pour autant avoir peur de vous manquer de respect, d’être abusé, trahis ou déçu, car vous aurez assez d’amour envers votre enfant intérieur pour le protéger de tout cela et le rassurer. Vous comprendrez aussi que ce que font les autres n’est jamais dirigé contre vous personnellement.


Voyez la différence comme une richesse, comme un trésor, non pas comme un frein ou un facteur d’éloignement.


On m’a dit récemment « tu es un amoureux de l’amour ». C’est vrai 😊, et je le revendique.


A la question « qu’est-ce que vous avez attendu de l’amour ? » Edith piaf a répondu « ce qu’il m’a donné, le merveilleux, le triste, le tragique, l’extraordinaire ! »

Le journaliste poursuit « des déceptions parfois ?

Elle répond simplement : « je n’ai jamais été déçu ».


Dans sa version authentique, l’amour est le plus beau des sentiments et une énergie à la fois renouvelable et inépuisable, capable de soulever des montagnes, de dépasser et de supprimer tous les obstacles.

J’aime en donner, à moi-même, et a ceux qui partagent ou traversent ma vie.

C’est surement le plus beau des dons. Quand vous aimez, rien ne vous est enlevé, bien au contraire, c'est bel et bien comme si on vous ajoutait quelque chose. Vous grandissez, et cet amour devient exponentiel, il se multiplie et gagne en qualité, chez vous comme chez celui qui le reçoit.


Aimez-vous comme vous aimeriez être aimé.

Aimez comme vous aimeriez être aimé

Devenez la personne que vous aimeriez rencontrer.

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