" Les limites du développement personnel, ou pourquoi notre société va mal ? "


Ce n'est pas un secret, le développement personnel est à la mode. Il suffit pour cela de regarder les rayons dédiés des librairies et la place qu’ils prennent aujourd’hui.

Il est intéressant de se questionner sur le pourquoi nous en avons tant besoin aujourd'hui mais aussi sur ses limites.

Cette question de développement personnel m'intéresse depuis peu a vrai dire, peut être parce qu’auparavant je me sentais capable, ou assez fort pour trouver des réponses seuls, mais aussi parce que mes fêlures ou blessures me semblaient être des fatalités, difficiles ou impossibles à régler, même avec l’aide d’une tierce personne, physique ou non.

C’est au départ la difficulté à me comprendre moi-même, mais aussi à comprendre les réactions et émotions de la personne qui avait partagé ma vie pendant une période, qui m’a poussé à faire des recherches et à initier cette démarche. Ainsi, j’ai découvert grâce à la lecture de plusieurs livres et articles, à l’écoute de nombreux podcasts, que l’on peut réellement trouver des réponses grâce a cette approche. De plus, s’intéresser a des sujets auxquels nous sommes étranger ou peu familiarisé comme l’hypersensibilité, les blessures de l’enfance et leur incidence sur notre vie d’adulte, l’influence de nos gènes et/ou de notre environnement, etc … nous ouvre des portes sur la compréhension de nos semblables, de nos proches, de notre société et de nous-même.

En revanche, il y a tout de même quelque chose qui m’a toujours gêné dans cette notion de « développement personnel ». J’avais du mal à mettre un mot dessus, alors qu’il était juste devant moi depuis le début. Ce mot : « personnel ».


« Personnel ».


Ce mot résonne tout au fond de moi et sonne étrangement.

La première image qui me vient ce sont ces sportifs qui passent la semaine dans les salles de sport pour développer leur musculature.

Mais surtout il évoque un souvenir ; celui du moment où, pour la première fois j’entendais ce mot ; « personnel ». Ce souvenir des cours de récrée, et de ces matchs de foot entre copain de quartier. Ce moment ou Arnaud, ou Tayeb parfois, traversait le terrain de béton dans toute sans longueur, balle au pied, driblant la totalité des adversaires qui se présentaient à lui pour arriver seul devant la cage, et marquer. Ce qui lui semblait être un exploit, censé lui attirer les faveurs et l’admiration de tous, avait absolument l’effet inverse. Ces coéquipiers, démarqués, prêt à l’accompagner dans un élan collectif pour aller conquérir cette victoire, avaient espérer cette passe qui ne venait pas. Ils souhaitaient compter, et participer à cet effort conjoint, ce travail d’équipe. Mais rien ne s’est passé. L’objectif était pourtant atteint : marquer un but pour gagner le match. Et pourtant, la déception, et les remontrances : « tu la joue trop personnel ».


C’est marrant comme le jeu nous éduque, nous apprends. Comme l’observation nous instruit.

Ces deux domaines sont si différents, le sport et la recherche de sens, pourtant mon esprit fait le lien entre les deux.


Voila donc ce qui me gênait et me gène toujours dans ce mot. Se développer personnellement. Réaliser un exploit personnel. Cette sorte d’invitation de la société à être meilleur, à se dépasser, à prouver sa grandeur, à penser à soi, à être égoïste.

« Pense à toi, écoute-toi ». Que de conseils ou plutôt d’injonctions si on veut être grammaticalement exact, avisés et toujours, ou souvent donné a tord ou pas, avec ce qui ressemble à de la bienveillance. Est-ce réellement la solution, est-ce la clé ? Encore une fois ici je ne pose pas de réponses toute faites mais espère ouvrir une réflexion en élargissant la mienne.


J’avais cette interrogation en moi concernant le développement personnel, et c’est la découverte des écrits de Bruce Lipton, qui m’a, en plus de m’éclairer sur le sujet, ouvert à une perception radialement différente de la vie, vision que j’avais profondément en moi comme une interrogation sans réellement parvenir à l’expliquer, sans réussir aussi à dépasser le carcan dans lequel mon éducation sociale et religieuse m’avait enfermé. Je ne renie ni l’un ni l’autre. Elles m’ont amenés la où je suis aujourd’hui. Je m’ouvre en revanche aux idées qui peuvent à la fois élargir ma pensée et éclaircir ma vision. Et dans ce cas, celles de ce biologiste offrent une mise en lumière étonnante sur le fonctionnement de l’être humain, en le mettant en relation avec nos cellules, et la nature.

J’ai toujours pensé que la plupart des réponses sont simples et se trouvent à la fois au plus profond de nous, mais aussi là, juste devant notre nez. La plupart des pistes présentées par Bruce Lipton découlent de l’observation des cellules et de leurs mode de fonctionnement. Je ne voudrais pas ici tenter de résumer la pensée d’un livre qu’il à mit plus de vingt ans à écrire, tant ce dernier est profond et complexe mais pour ceux qui veulent aller plus loin, je mettrais le lien à la fin de cet article. Il est juste pour moi le point de départ, et la mise en lumière d’une vérité qui me parait essentiel. Depuis l’ère industrielle, nous avons en quelque sorte cessé ou oublié de travailler en communauté pour nous développer personnellement, souvent au détriment des membres de notre espèce, et cela avec le succès que nous connaissons aujourd’hui.

Que nous apprends le fonctionnement du corps humain ?


Les cellules, qui pourtant ont toutes une origine commune et un ADN identique, ont appris à se développer, à s’adapter à leur environnement, pour se spécialiser, et cela dans un but commun : la vie et l’économie des ressources.

Bruce Lipton explique :

Un processus de spécialisation se met en place dès la phase embryonnaire, permettant ainsi de former les tissus et les organes spécifiques. Certaines cellules par exemple vont être attribué à la fonction de détecter les stimuli externes et d’y répondre. Elles forment les tissus et les organes du systèmes nerveux. La fonction de ce dernier est de percevoir l’environnement et de coordonner le comportement de toutes les autres cellules de la vaste communauté cellulaire, permettant à ces dernières de s’occuper pleinement de leur tache sans perdre de l’énergie à assumer aussi cette fonction. L’efficacité de cette répartition des taches permet a davantage de cellules de vivre avec moins. Tout comme vivre à deux dans un appartement permet de répartir les dépenses et les taches, de la même manière cette distribution contribue à améliorer globalement la quantité d’énergie disponible, donc les chances de survie et la qualité de vie de chacune des cellules.

Dans une classe par exemple, la compétition va certes permettre de faire ressortir des talents, mais va globalement desservir le groupe et en laisser certains en fin de peloton voir en échec. Alors qu’une coopération va elle permettre d’emmener tout le groupe à la réussite, en tenant compte des points forts et des lacunes de chacun, en les complétant. Tout comme dans l’exemple du match de foot, les talents individuels sont important, mais sans cohésion et sans coopération dans l’équipe, les résultats sont souvent absents.

L’exemple de Billy Beane, entraineur des Athetics d’Oakland, une équipe de baseball américaine, est édifiante à ce sujet. N’ayant qu’un budget réduit et ne pouvant se permettre de recruter des joueurs de talent, il à adopter une méthode révolutionnaire pour l’époque. Au lieu de chercher des pépites, il à chercher à créer le groupe parfait, cherchant pour chaque postes les qualités nécessaires tout en favorisant l’équipe plutôt que l’individu, et le rapport masse salarial/résultat. Il parvint à recruter des joueurs souvent sous évalués car ils n’étaient performants que dans certains domaines, trop âgés, ou pas assez régulier. Il réussit ainsi à créer une équipe performante à moindre cout en misant sur le collectif et la coopération. Sa méthode, décriée au départ, influença un changement profond de mentalité dans le monde du baseball.

De même dans la nature, les exemples où la notion de collectif priment sur l'individualité sont foisonnants. Les abeilles par exemple gèrent leur ruche dans un formidable travail d’équipe, sans besoin d’être dirigé, la reine n’ayant qu’une mission de reproduction. Les ouvrières, elles, assurent la fabrication du miel nécessaire à la survie du groupe mais aussi l’entretien de la ruche. Elles veillent au bon développement des larves, et à l’apport en nourriture de tous, en parfaite harmonie. Elles informent par exemple le reste de la ruche de la présence d’une bonne source de nectar dans les environs. - Édifiant - Quand un des membres de notre espèce trouve un gisement intéressant, de pétrole, d’or ou autre, il va rarement prévenir ses congénères, recherchant plutôt un enrichissement personnel.

L’exemple des fourmis est intéressant lui aussi. Des chercheurs du Centre de recherche sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) et de l’université d’Arizona (États-Unis) ont mené 170 expériences filmées pour observer le flux des fourmis entre leur nid et une source de nourriture. Ils ont joué sur la largeur de la route et le nombre d’insectes (de 400 à 25 600) pour faire varier la densité. Les chercheurs ont bien tenté de rajouter toujours plus de fourmis sur la route, mais les petites bêtes ont été plus malignes.

" Les fourmis, voyant que la route est pleine, rebroussent chemin ou attendent patiemment que la densité diminue pour s’engager. "

Inimaginable aujourd’hui sur l’une de nos autoroutes.


La collaboration comme clé du succès

D’autres exemples dans la nature nous montrent même des collaborations inter-espèces. Des scientifiques ont observé à plusieurs reprises que certaines espèces développent des relations étonnantes avec d’autres animaux, comme un partenariat où chacun est gagnant.

L’oiseau pique-bœuf et les grands animaux africains : Ce petit oiseau avec un bec fin ne vous dit peut-être rien (on le trouve sur le continent africain), mais il est pourtant reconnaissable au fait qu’il se trouve souvent sur le dos des éléphants, des rhinocéros ou des zèbres (des buffles également). On parle ici de relation symbiotique dans la mesure où le pique-bœuf nettoie les plaies de l’animal et le débarrasse des tiques et autres parasites. De son côté, il trouve de la nourriture riche en protéines sans trop d’efforts et aime profiter du sang de son hôte.

Le bernard-l’hermite et l’anémone de mer : Cette collaboration est assez étonnante mais elle a été souvent observée dans l’univers marin. Il s’agit en tout cas d’un parfait exemple de relation symbiotique entre deux espèces. Ici, l’anémone de mer s’accroche à la coquille du bernard-l’hermite (crabe qui vit dans des coquillages) pour se faire transporter sans effort au fond de l’océan. Elle en profite également pour récupérer les restes du repas du crabe avec ses tentacules. De son côté, le crabe profite de la protection de l’anémone : ses tentacules fonctionnent comme des filaments urticants (comme les méduses). Certains prédateurs sont donc moins enclins à attaquer. La protection est d’ailleurs mutuelle ici. On parle de bernard-l’hermite à anémones d’ailleurs.

Et il y’a encore bien d’autres exemples, comme celui du poisson clown et de l’anémone, ou bien du crocodile et de ce petit oiseau qu’est le pluvier. Des scientifiques ont aussi démontré que les arbres sont capables de communiquer entre eux pour s’avertir de la présence d’un parasite ou d’une maladie et ainsi collaborer pour protéger leur congénère. Il y aurait bien d’autres faits étonnants à citer mais cet article n’est pas un cours de biologie. En revanche ces quelques exemples nous montrent à quel point la nature peut être inventive pour se simplifier la vie et réussir, en utilisant la collaboration dans un même corps, ou entre espèces.


Je crois que tous nous aspirons à plus de partage car c’est là notre nature profonde.

Nous sommes pour la majorité souvent à la recherche d’un être à aimer, qui nous aimerais en retour, avec qui partager notre vie, mais probablement que nous nous trompons sur ce qui nous pousse réellement à cela, car notre moteur est souvent un manque d'amour. Pourtant je pense sincèrement que nous recherchons un partenaire, car comme les éléments du corps, nous comprenons les bénéfices de la collaboration, et pas seulement dans un objectif de reproduction.


Nous avons besoin l’un de l’autre pour grandir et nous épanouir, pour vivre plus sereinement et partager non seulement des interactions mais aussi mettre au service de l’autre des qualités, comme dans les relations inter-espèces. Une idée a contrecourant du développement personnel, mais une idée qui se retrouvent dans de nombreux couples qui fonctionnent en harmonie.


Souvent l’on dit que certaines personnes croisent notre chemin pour nous apprendre quelque chose sur nous même, ou nous faire travailler un point en particulier. Certes. Mais je crois aussi que le secret de la réussite de toutes relations, que ce soit une relation amicale, de couple, une relation à la société ou à la nature, c'est d'accepter que les deux parties ont besoin l'une de l’autre et qu’il ou elle est là pour faire grandir l'autre, l'aider a s’épanouir et guerrir de ses blessures, pas juste pour lui apporter quelque chose dont il a besoin à un moment donné.


Il en va de même avec la nature, et notre rapport avec elle doit changer. Elle n’est pas là simplement pour nous nourrir, nous protéger ou nous chauffer. Nous sommes interdépendants et c’est bien comme cela. Je crois que notre rapport au couple doit changer lui aussi. Le partenaire n’est pas là pour vous donner quelque chose mais pour collaborer avec vous. Réaliser que l’on retire plus de bienfaits à donner qu’a recevoir n’est pas juste une citation vieille de deux mille ans, elle se confirme chaque jour, dans les communautés, les actions sociales, ou comme dans notre exemple sur un terrain de foot avec un jeu d’équipe. Un coéquipier comprend qu’il n’est pas oublié ou au service des autres parce qu’il fait partie d’un tout, mais qu’il en tire un maximum d’avantages, et que cela lui permet aussi de se reposer sur le groupe, plutôt que de s’épuiser à assurer à la fois les rôles de défense et d’attaque.


Il est important je crois de rappeler que ce n’est pas parce qu’un comportement est adopté par la majorité qu’il est bon et saint. La vérité est souvent ailleurs, et pour le coup tout autour de nous.


"J’ai longtemps été surpris par les nombreuses différences qu’il pouvait y avoir entre les êtres humains, que ce soit dans les caractères, les manières d’être, de montrer ses sentiments."


J'ai compris aujourd’hui que, tout comme les cellules, nous avons tous été créés ou avons évolué pour être spécifiques et remplir une tache précise dans un immense ensemble qu’est l’humanité et que ces différences nous permettent d’être au service d'un tout. Le problème est simplement que nous préférons souvent nous développer personnellement et penser à nous individuellement plutôt que dans un vaste ensemble.

Les personnes sensibles, les timides, les forts, les courageux, les incrédules, les pragmatiques, les rêveurs, tous sont des cellules qui ont un but précis, pour aider les autres cellules dans un ensemble complexe. Imaginez un corps ou les cellules de l’intestin voudrait tout à coup être des cellules du cœur, cette mission semblant plus prestigieuse ou plus envieuse ? Cela ressemblerait à peu près à ce que nous vivons aujourd’hui sur notre planète, ou chacun a envie d’être quelqu’un d’autre, ou chacun résonne individuellement, oubliant que nos différences ont une réelle vocation, et que chacun d’entre nous a quelque chose à apporter aux autres.


Nous avons sans cesse envie de mieux, et de plus pour combler des manques qui pourraient l’être si simplement. Je ne dis pas que c’est facile, je dis que nous n’essayons pas. La cellule de l’intestin est consacrée a sa tâche. Elle sait que c’est sa place. Elle sait que la cellule du cœur est différente, que grâce à elle le corps est irrigué en sang, et que cela lui permet d’assurer pleinement sa mission. Toute deux ont besoin l’une de l’autre pour fonctionner correctement et permettre au corps tout entier de grandir.


Dans nos relations comme dans notre vie, il nous sera difficile d’être heureux sans comprendre et accepter pleinement cette interdépendance. On associe malheureusement souvent la « dépendance » à quelque chose de négatif. Pourtant nous sommes dépendants de beaucoup de choses et nous l’acceptons dans quantité d’autre domaines. Nous sommes dépendants de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons, de ce que la terre nous donne. Nous l’acceptons parce que la planète ne semble rien nous demander en retour, même si, silencieusement, elle aimerait que l’on prenne soins d’elle. De même dans le corps, les organes sont dépendant les uns des autres, et, l’acceptant, ils œuvrent ensemble au bon fonctionnement d’un ensemble. Tout est en fait une question de confiance, et donc encore une fois, de peur. Le comprendre permet de transcender cette notion de dépendance et la crainte quelle suscite.


Si n’être heureux n’était que le seul enjeu, mais notre propre survie en dépend.


« Aujourd'hui plus que jamais il est nécessaire de mener des recherches complémentaires sur la solidarité coopérative comme moyen d'assurer notre survie, faute de quoi nous risquerions de plonger dans un cycle de défections durant lequel nous pourrions nous détruire ainsi que la planète. Je crois sincèrement que nous nous retrouvons au bord du gouffre en raison de notre incompréhension de l'évolution que nous réduisons à une lutte perpétuelle et à une quête incessante de valeur adaptative individuelle qui peut être mesurée par le nombre de jouets dont nous disposons. En fait la civilisation humaine a fait sien le sous-titre de l'ouvrage de Darwin De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturel : la préservation des races les meilleurs dans la lutte pour la vie, validant ainsi l'idée que la vie se résume à une lutte sans merci pour la survie où richesse et gratifications sont promis au plus fort quels que soient les moyens employés pour y parvenir. Cette vision à contribué à entretenir un climat de guerre permanente pour la possession de biens matériels et incité à la surconsommation ce qui nous a conduit à une exploitation non durable des ressources et à favoriser une distribution de plus en plus inégale des richesses sur une planète qui de toute évidence est gravement malade. » Bruce Lipton – Biologie des croyances.


Comprendre notre interdépendance et l’importance de la collaboration est donc essentiel. Ne plus raisonner en temps qu’individu seul, mais en tant que groupe, telle une équipe, dans de nombreux domaine de notre vie pour ne pas dire tous, permettrait de régler nombre de problèmes, qu’il soit liés à la faim, à l’insécurité, à la pauvreté, à l’écologie, et au soins que nous nous portons, à notre bonheur simplement.


Je crois sincèrement qu’intégrer cela en abandonnant ses peurs, en suivant simplement l’exemple que nous laisse la nature, ouvrent des portes à une vie à la foi sereine et heureuse.


" Je crois que le développement conjoint à bien plus d’avenir que le développement personnel."

Pour aller plus loin, je vous invite à écouter ce podcast, et à lire le livre de B.Lipton :


https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkLnBpcHBhLmlvL3B1YmxpYy9zaG93cy81YzJlNzk4NzRlNThhMmMyNTg4OWJmZWU/episode/NWVkZGZhNjk1ODFjY2YyODJjNjJhZjlj?hl=fr&ved=2ahUKEwj26uWZ0aTqAhWCxoUKHXL6BM8QjrkEegQIChAG&ep=6

Bruce Lipton – Biologie des croyances –


Film : « Le stratège » de Bennett Miler, racontant l’histoire de Billy Beane / disponible sur Netflix

64 vues0 commentaire
  • Icône Instagram blanc

© 2023 par PapaMia