" Minimalisme "

Mis à jour : 5 août 2020

Et si on vivait mieux avec moins ? si on consommait plus intelligemment et que l'on s'occupait mieux de nous ? Découvrez en quelques lignes votre rapport aux objets et l'influence qu'ils ont sur votre bonheur.


Notre société, depuis plus d’un siècle, à basculé dans une période d’industrialisation et de consommation sans précédent dans notre histoire. A l’ère où tout peut se commander et être livré en quelques heures sur internet, où un t-shirt peut couter un euro, où il est normal pour une famille de posséder deux voir trois voitures et davantage de téléviseurs et d’ordinateurs, de changer de téléphone tous les ans, de jeter une paire de chaussure en bon état, il est intéressant et essentiel de se poser un instant, de prendre du recul et d’analyser notre rapport aux objets, à la possession.


Jamais dans l’histoire de l’humanité, l’être humain n’a bénéficié de conditions de vie aussi confortables, et pourtant, jamais il n’a été aussi malheureux.


Pourquoi consommons-nous de manière déraisonnable ? Pourquoi avons-nous besoin de posséder plus que de raison ? Qu’est-ce que cela indique sur notre état ?

Il y a plus de 40 ans, le président démocrate Jimmy Carter avertissait les américains et appelait au rejet de la société de consommation, ce qui au passage lui couta probablement son second mandat :

« Il est clair que les vrais problèmes de la nation sont plus profonds. Plus profonds que le gaz ou les crises énergétiques. Plus profonds que l’inflation ou la récession. Dans une nation fière du dur labeur, des familles fortes et des communautés proches, nous vénérons en trop grande partie la gratification personnelle et la consommation. L’identité humaine n’est plus définie par ce que l’on fait, mais par ce qu’on possède. On a découvert que posséder et consommer des choses ne satisfait pas notre besoin de donner un sens à sa vie. On a compris qu’accumuler des biens matériels ne peut pas remplir le vide d’une vie sans confiance et sans but. - Jimmy Carter – président américain - 1979


Depuis ce discours alarmiste, la consommation des ménages américains à triplé en valeur.

Une quête sans fin

« on vit dans un monde ou les biens matériels sont très importants en raison de leur signification symbolique, du statut qu’ils nous permettent d’avoir, d’après la publicité ou le marketing de chaque produit. » écrivait Juliet Schor, Économiste et sociologue.

Elle poursuit : « c’est l’ère de la mode rapide, des vêtements fabriqués par des pauvres pour ne pas payer le vrai prix de la main d’œuvre, et on ne paie pas le coût écologique de tout ça. Ils sont si peu couteux que les vêtements abimés ne valent plus rien. Le riz et les haricots coûtent plus que du linge usagé. Sur le plan historique, c’est le monde à l’envers cela représente l’économie d’une manière extrême et profondément non viable. En tant que spécialiste du sujet, je trouve cela incroyable et terrifiant. La mode rapide a atteint le secteur du vêtement mais touche désormais tous les autres secteurs. Presque tout dans la maison est un objet de mode, et c’est une transformation dramatique. Si on pense au concept de la mode, c’est ce que cela représente, l’idée qu’on peut jeter les choses, non pas quand elles ne nous servent plus, mais quand elles n’ont plus de valeurs sociales ou ne sont plus à la mode. »


« Je crois qu’au fond, on ne peut jamais avoir assez de ce qu’on ne veut pas vraiment. En d’autres termes, au fond, on ne veut pas plus de jouets, de biens, de voitures, on veut ce qu’ils vont nous apporter. On veut se sentir complet, satisfait. » Rick Hanson chercheur en neuropsychologie


« Acheter pour combler un vide, cela n’a pas de fin, c’est une quête sans fin. ».

Comme moi, vous avez surement déjà fait des achats pour vous sentir mieux, acheter une veste, un accessoire, parce qu'il vous faisait vous sentir plus beau, plus belle, qu'il boostait votre confiance en vous l'espace d'un instant. Acquérir des biens nous permet parfois de combler temporairement un mal, un manque, comme un shoot de dopamine, mais nous ne réglons pas nos problèmes profonds. Au moment de l'achat, nous nous convainquons même d'en avoir vraiment besoin. Pourtant les biens que vous achetez ne vous caractérisent pas. Pire ils vous empêchent d’être pleinement vous même. En analysant votre rapport à la consommation, au besoin d'acheter et de posséder, vous vous rendrez compte que les possessions essaient de combler quelque chose chez vous. Un manque de confiance ? Un besoin de sécurité ? Besoin de renvoyer une image pour ne pas paraitre tel que vous êtes ? Besoin de se fondre dans la masse ? Identifier le manque que vous tentez de pallier est une première étape vers une solution durable. Mais c'est un point que nous aborderont dans un autre article.


« Celui qui cultive son champ est rassasié de pain, mais celui qui poursuit des choses vaines est rassasié de pauvreté. » Proverbe du roi Salomon


Un proverbe de prés de trois mille ans qui résonne particulièrement aujourd’hui.


La richesse et les biens matériels, furent ils par centaines, ne vous apporterons jamais le bonheur. Mieux encore, avoir peu, se contenter de ce que l'on a, en prendre soin, avoir une vie simple, vous permettra de jouir d'une tranquillité d'esprit profonde, d'avoir plus de moments pour vous et votre famille, vos amis, de vivre plus pleinement, apprécier d'avoir le temps et de le prendre, de ne pas avoir l'esprit encombré. Ceux qui ont fait l'expérience de déménager pour un logement plus petit par exemple, se sentent réellement plus léger et plus heureux. Le gain de temps gagné sur celui accordé au ménage, le gain financier, leur offrent une réelle plus-value dans leur vie. Avoir moins, c'est aussi apprécier davantage ce que l'on a. Faites le choix d’acheter des vêtements mieux fabriqués, de meilleure qualité et prenez en soins. Consommez local. Peut être paierez vous plus chère, mais achetez moins permet aussi d'acheter mieux. Cela aura de vrai répercussions sur votre corps, votre esprit et votre vie. Sachez apprécier les moments, les personnes qui partagent ou entourent votre vie, retrouvez du lien social, un vrai lien social. Cultivez vous, lisez, apprenez. Vous verrez que cela comblera vos besoins bien plus profondément.


« On est trop matérialiste au sens courant du terme, il nous faut être de vrais matérialistes, se soucier vraiment et prendre soins des choses qu’on possède. »  

Cela vous ouvrira vers une porte encore plus épanouissante, votre rapport au travail et à l'argent. le terme "gagner sa vie" prendra un tout autre sens pour vous. On consomme aussi les choses car on passe énormément de temps au travail, que beaucoup de gens ne sont pas satisfait et épanouis par ce dernier et du coup ... compensent. Ainsi la question à se poser est la suivante :


Comment passer d’un travail au centre de notre vie à une vie plaisante avec un peu de travail ?


Nous en parlerons dans l'essai suivant :)


En attendant, pourquoi ne pas commencer des aujourd’hui un désencombrement de votre vie ?

Jetez ou donnez un objet par jour pendant un mois par exemple ? Ou si vous ne le connaissez pas, tenter le "project 333" initié par Courtney Carver. Vous trouverez plusieurs liens sur Google. Cette période de confinement s'y prête particulièrement !


Bonne journée à tous !

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