" Notre monde tel que nous le connaissons est il au bord de l’effondrement ? "

Mis à jour : 3 nov. 2020



Épidémie mondiale, crises économiques, attentats, guerres, montée de l’extrémisme mais aussi du nationalisme, incrédulité et défiance envers les gouvernements, crises alimentaires, explosion démographique, destruction des habitats, disparition de nombreuses espèces et réchauffement climatique qui s’accélère … notre monde, tout du moins comme nous le connaissons, semble au bord de l’effondrement. Notre système consumériste axé sur la croissance à tout prix semble atteindre ses limites, en même temps qu’il affecte l’équilibre de notre planète.


Nous sommes censés être une espèce intelligente, pourtant nous sommes la seule qui a réussi à mettre en péril ses moyens de subsistance. Nous sommes parvenus à nous rendre sur la lune, à aller explorer au-delà de l’atome. Nous avons créé des outils extrêmement complexes, ordinateurs, avions, satellites, etc ... et pourtant nous avons en parallèle perdu la capacité de subsister et de vivre par nos propres moyens. Quand n’importe quelle espèce sur cette terre est en mesure de se créer un habitat et de se nourrir sans un sou en poche, nous avons créé une dépendance à l’argent et oublié comment vivre indépendamment de notre système.


Ce même système crée des disparités uniques dans la nature : pauvreté extrême, insécurité, famines … c’est notre propre humanité qui est alors interrogée. Le capitalisme depuis son apparition a enrichi une élite mais a contribué à asservir l’autre partie de l’espèce.

De même nos multiples inventions n’ont fait qu’accélérer l’empreinte désastreuse que nous laissons sur notre habitat et celui des espèces qui partagent avec nous cette planète.


Jusque que dans nos familles, notre mode de vie fait des ravages. Les divorces explosent, l’infidélité devient monnaie courante, l’attention portée aux enfants est en chute libre. Les téléphones censés favoriser la communication ont détruit cette dernière dans de nombreux couples et multitude de familles, prenant pour la plupart le contrôle de nos vies.


Notre acharnement à vouloir maîtriser la nature et produire davantage a rendu nombre d’habitats stériles au point de nuire considérablement à l’équilibre des écosystèmes de notre planète, quand il ne les a pas purement et simplement détruit.


Selon les projections, la population mondiale devrait augmenter de 2 milliards de personnes au cours des trente prochaines années, passant de 7,7 milliards actuellement à 9,7 milliards en 2050. Elle pourrait atteindre un nombre proche de 11 milliards d'individus vers l'an 2100.

Il devient urgent de réfléchir à la manière dont nous nourriront 11 Milliards de personnes dans 80 ans tout en préservant notre planète, ce que nous ne parvenons déjà pas à faire aujourd’hui.

Pour exemple, les estimations de rendements agricoles pour les cultures d'orge d'hiver, de colza et de blé tendre en 2018 sont en baisse de 5%, selon les données du Greste, le service statistique du ministère de l'agriculture, au 1er septembre 2018. Les rendements de ces trois cultures sont en recul par rapport à 2017, mais aussi par rapport à la moyenne 2013-2017, et cette baisse est générale dans toutes les régions de France.


Cette faiblesse des rendements agricoles s'explique par les conditions météorologiques difficiles en 2018, mais le réchauffement climatique devrait engendrer une intensification de ces conditions extrêmes. Selon l'Académie américaine des sciences (Pnas), un scénario de réchauffement de +2°C, qui apparaît optimiste à l'heure actuelle, engendrerait une perte de production agricole de -18% pour l’Europe.


Alors non le constat n’est pas optimiste, il se veut plutôt alarmiste.


Pourtant, les élites ont besoin que nous restions optimistes pour continuer à être productif et ainsi maintenir la survie du système qui les enrichit. Leurs objectifs sont trimestriels, leur motivation est le gain immédiat et à court terme. Il ne s’agit pas là d’un débat anticonformiste ou invitant à l’anarchie, à la rébellion, mais d’une invitation à ouvrir les yeux sur l’ineptie de la situation que nous vivons.


La réalité est que oui, nous sommes à la fin d’une époque.

Ce n’est pas le moment d’être optimiste, mais créatif. Nous avons besoins d’un changement profond et radical. S’il ne vient pas de nous, il nous sera imposé par la nature elle-même. Il faut s’y préparer.


Dans la forêt amazonienne du Brésil, des chercheurs ont découvert quatre nouvelles espèces de champignons de la famille Ophiocordyceps. Ses parasites semblent tout particulièrement s'attaquer à différentes espèces de fourmis charpentières. Par l'intermédiaire de spores et d'enzymes, le champignon pénètre dans le corps de sa victime, prend le contrôle de son esprit et se sert de son organisme pour croître et propager de nouvelles spores afin d’attaquer d’autres fourmis. Selon les scientifiques, ces parasites sont capables de décimer une colonie entière de fourmis. En réalité, dans cet écosystème, plus une espèce prolifère, plus elle a de risques d’être contaminée par le champignon. Ainsi aucune famille d’insectes n’est en mesure de prendre le dessus sur une autre. Le champignon maintient un équilibre dans l’écosystème en question, garantissant son bon fonctionnement.


Inspirant non ?


L'homme, espèce "supérieure"


Mais imaginons une minute qu’une espèce de fourmis parvienne à s’immuniser contre le fameux champignon. Cette supériorité lui permettrait de garantir la survie des membres de sa colonie. Elle parviendrait à croire sans limite, à pulluler. Par la même ses besoins en nourriture augmenteraient de manière exponentielle, son besoin de territoire aussi, probablement jusqu’à devenir incontrôlable.


Mais la nature est bien faite. Elle s’autorégule d’elle-même. Chaque écosystème trouve ses solutions, par la prédation, les maladies, les limites imposées par les habitats, de rester équilibré, que ce soit dans le monde animal ou végétal.

Mais quand une espèce parvient à s’affranchir des limites imposées par la nature, quand elle parvient à anéantir tout ces prédateurs, à réguler les maladies, à retarder sa mortalité, elle prolifère, aux dépens des autres espèces, mais inexorablement à terme aux dépens de son propre habitat et de l’équilibre de ce dernier, courant forcément à sa perte. Et ce n’est pas un hasard si les plus grandes maladies comme la peste noire sont venues finalement à bout de dynasties puissantes, finissant par les réguler à leur dépens. Aucune espèce ne peut proliférer sans mettre en danger sa propre survie.


1347-1352

Après avoir sévi en Chine, la pandémie de peste noire arrive en 1346 en Asie centrale, parmi les troupes mongoles assiégeant le port de Caffa, sur la mer Noire, tenu par des marchands génois. La maladie, se manifestant par d'horrible bubons, se propage ensuite à l'Afrique du Nord puis à l'Italie et à la France, où elle arrive par le port de Marseille via des navires génois. On estime que cette épidémie, aussi surnommée «la grande peste », a fait entre 25 et 40 millions de morts en Europe, soit entre un tiers et la moitié de sa population de l'époque.


1918-1919

Causée par un virus de type A H1N1 particulièrement virulent, la grippe espagnole est en réalité d'origine asiatique. Elle arrive ensuite aux États-Unis, puis traverse l'Atlantique par les soldats venus aider la France. Si elle est qualifiée de grippe espagnole, c'est parce que le pays, non soumis à la censure et à la guerre, fait état des premières nouvelles alarmantes. Lorsqu'elle s'éteint, en avril 1919, le bilan est effroyable. La grippe espagnole a tué 20 à 30 millions de personnes en Europe et jusqu'à 50 millions à l'échelle mondiale, n'épargnant pratiquement aucune région du globe. On estime qu'un tiers de la pollution mondiale a été infecté.


1956-1957

Liée au virus H2N2, la grippe de 1956 est la deuxième pandémie grippale la plus mortelle après celle de 1918. Elle causera deux à trois millions de morts dans le monde, dont 100.000 dans l'Hexagone, soit 20 fois plus qu'une grippe saisonnière classique. Partie de Chine (d'où son nom), le virus gagne Hong Kong, Singapour et Bornéo, puis l'Australie et l'Amérique du Nord avant de frapper l'Europe et l'Afrique. Il va muter quelques années plus tard en H3N2 pour provoquer une nouvelle pandémie en 1968-1969, surnommée « grippe de Hong-Kong ». Cette dernière marquera les débuts des premiers vaccins antigrippaux efficaces.


2019-2020-2021

Le coronavirus Covid 19 apparaît fin 2019 (d’où sa démonisation). Son expansion est rapide, en Chine puis dans le monde. Il mute semble-t-il en octobre 2020, Cette souche du SARS-CoV-2, appelée 20A EU.1 semble avoir émergé parmi des travailleurs agricoles dans le nord-est de l’Espagne. A ce jour l’épidémie a fait plus d’un million de morts dans le monde et n’est toujours pas maîtrisée.


Certes nous parvenons à éradiquer certaines maladies, mais nous créons aussi des virus mutants, plus forts, plus résistants, plus meurtriers.


Un changement profond et radical est nécessaire.


La politique pour espoir ?


Pensez-vous que ce dernier puisse venir de ceux qui s’enrichissent grâce au système qu’ils ont participé à créer, qu’il s’agisse des politiques ou des puissances économiques ?

Intéressons-nous à quelques données.

Pour la course à la Maison Blanche en 2016, Hillary Clinton aurait dépensé 770 millions de dollars et Donald Trump, 410 millions. Pour la campagne présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy aurait dépensé près de 43 millions d'euros, dont 20 millions en dépassement.

Emmanuel Macron a quant à lui dépensé 16,8 millions d'euros sur les deux tours.

Juste pour exemple, le milliardaire George Soros qui déteste Donald Trump aurait donné 17 millions de dollars à Hillary Clinton.

Le financement des partis politiques et des candidats ne provient qu’à hauteur de 30 à 55% de particuliers. Tout le reste vient du secteur privé et des lobbys.

Un lobby, ou groupe d'intérêt, groupe de pression, groupe d'influence, est un groupe de personnes créé pour promouvoir et défendre des intérêts, privés ou non, en exerçant des pressions ou influences sur des personnes ou des institutions publiques détentrices de pouvoir.


Comprenez qu’un lobby, le lobby du tabac, du sucre, du lait, des insecticides, de la viande, et j’en passe, n’a évidemment pas envie qu’une situation qui le fait prospérer lui ou son client, ne change. Il finance pour cela la campagne de l’homme ou de la femme qui lui paraît le plus à même de défendre cet intérêt. Comment imaginer que l’intéressé ne leur soit pas redevable ensuite, l’obligeant à infléchir sa politique pour accorder à ces derniers les moyens de continuer à faire du profit et à prospérer.


Notre habitat


Quid de notre habitat ?

Entre 1970 et 2014, la planète a perdu 60 % de ses animaux sauvages, selon le 12e rapport du WWF, "Planète vivante" publié en 2018. Cette étude a porté sur 16.700 populations animales, appartenant à 4.000 espèces, qui ont été recensées. Ces animaux sont des mammifères, des poissons, des oiseaux, des reptiles ou des amphibiens. Les animaux d'eau douce font, pour leur part, face à un déclin encore plus critique, atteignant 83 %.


La première cause de cette chute est la perte ou la dégradation des habitats des animaux, selon le rapport. Celle-ci se manifeste dans la pollution qui peut se diffuser dans toute la chaîne alimentaire, dans la modification des conditions climatiques dans leur milieu naturel, ou dans l'exploitation des ressources animales afin de nourrir la population, et tout cela s’accélère.


Il est temps de réagir, mais là encore, les gouvernements, pieds et poings liés, ne sont pas en mesure d’endiguer le phénomène. Même avec la meilleure des volontés, ils ne sont pas décideurs et l’appât du gain, l’équilibre financier d’un système pervertit prévaut. Dans une politique de libre-échange, de capitalisme et de croissance à tout prix, et surtout à n’importe quel prix, la destruction de ces habitats semble inéluctable. L’attrait de l’argent efface vite la conscience des puissants. Seul un changement radical pourrait stopper la tendance, et il y’a urgence.


Quand nous analysons la situation dans son ensemble, le véritable problème reste l’égoïsme généralisé. Chacun pense à soi, à son confort, à son bien-être. L’égocentrisme est devenu la première pandémie mondiale, et ce n’est pas un hasard si la naissance et le succès de l’égoportrait ou selfie va si bien à notre époque. Peu sont prêts à des sacrifices dans l’intérêt commun. Il nous est difficile de renoncer à notre confort si précieux. Il faudra pourtant à un moment s’y résoudre avant d’y être forcé.


Une crise profonde dont on se sortira ?


Alors oui notre monde tel que nous le connaissons est en train de s’effondrer.

Un effondrement de son système économique, de son habitat et de ses valeurs.


Nous ne traversons pas une crise profonde, ce qui laisserait entendre que nous pourrions en sortir, mais arrivons réellement à la fin d’un système, qui pourrait dans le pire scénario, déboucher sur l’extinction pure et simple de notre espèce.

Ce dernier, en s’écroulant, apportera son lot de catastrophes économique et humaines, mais nous ne pourrons y échapper.

Les politiques disent qu’il va nous falloir apprendre à vivre avec le virus, mais c’est avec « des » virus qu’il va falloir apprendre à vivre et composer, toujours plus forts, plus résistants et plus contagieux, et ce n'est pas tout.


Nous allons devoir apprendre à vivre avec moins, avec des pénuries alimentaires, des conflits récurrents, des conditions plus que difficiles. Nous allons devoir changer nos habitudes. L’explosion démographique mais aussi les migrations climatiques et économiques vont nous obliger à revoir notre mode de vie. L’accès aux ressources, à l'eau, aux aliments, au chauffage, à l'électricité va lui aussi changer.

Le travail va manquer et/ou prendre une place différente dans vos vies. A ce rythme, c’est bientôt la survie qui deviendra la priorité, transformant en réalité les fictions, séries ou film que nous affectionnons aujourd’hui.

A court terme, c’est d’abord la récession qui plongera une partie des habitants de la planète dans une pauvreté extrême, entraînant une partie de l’économie avec elle dans un réel effet domino.

Les mesures prisent par les différents gouvernements ne feront que ralentir la chute, sans pouvoir la contenir. Là aussi il va falloir se réinventer.

À plus long terme, c’est l’économie tout entière qu’il faudra repenser, une dévaluation de toutes les monnaies n’étant pas à exclure. Beaucoup sont ceux qui mettent leur confiance dans le système bancaire. Pourtant celui-ci a déjà prouvé par le passé qu’il pouvait s’effondrer, au-delà de ce que l’on pouvait imaginer. L’histoire récente nous a aussi démontré que des scenarii que l’on imaginait inenvisageable ce sont pourtant produit.

« Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs »

disait Jacques Chirac en ouverture du IVème sommet de la terre à Johannesburg en 2002.


Presque vingt ans plus tard, la maison est déjà bien consumée. La situation s’est évidemment aggravée et nous oblige à des mesures fortes.

L’heure n’est déjà plus à la prise de conscience mais à l’action.


Pour ceux qui me connaissent, je suis d’un naturel très optimiste, mais dans ce cas précis, il s’agit de ne pas se voiler la face. Non la situation ne reviendra pas à la normale après cette crise.

Dépôts de bilan, faillites, pertes d'emploi en masse vont se succéder, tout cela venant s’ajouter au profond traumatisme causé par nos vies chamboulées par ce virus.

La montée de la défiance envers les gouvernements et puissances économiques ainsi que la profonde crise économique favoriseront aussi les insurrections, la montée du nationalisme mais aussi de l’extrémisme, créant un terrain propice à de plus grandes catastrophes encore, nucléaire, ou autre. Encore une fois l’histoire récente nous prouve jusqu’où peut aller l’aliénation humaine.


En parallèle le réchauffement climatique, qui favorise déjà le nombre mais aussi l’ampleur des catastrophe naturelles, va continuer sa progression en cascade, rendant notre planète de plus en plus difficile à habiter, augmentant encore les tensions. La disparition de nombreuses espèces et de leurs habitats fragilisera encore davantage l’équilibre des écosystèmes de notre planète, ces mêmes écosystèmes qui nous permettent aujourd’hui de nous nourrir. De son coté, monoculture, élevage intensif, participera davantage au développement de maladies et à la fragilisation de notre immunité.


Alors non la situation n’est pas joyeuse.


Il ne faut pas simplement se montrer fort. Il est nécessaire dès aujourd’hui de s’interroger sur le monde de demain. La différence aujourd’hui est que cette expression n’est pas juste une formule. C’est réellement dès demain qu’il faut imaginer faire table rase et nous préparer a ses difficultés afin de ne pas être pris de court. Depuis des dizaines d’années, des experts de wall street, des scientifiques, des chercheurs, des experts en géo politiques ou encore des biologistes nous alarment sur la situation et sur son inévitable effondrement.

Aujourd’hui nous y sommes.


Ceci n’est pas un appel à la panique, mais simplement une exhortation à ouvrir les yeux et à ne plus considérer comme acquis les conforts que nous connaissons aujourd’hui, les repères que nous avons. Comme toutes les grandes crises, elle surprendra tout le monde par sa puissance, son intensité et sa difficulté. Elle marquera profondément notre histoire commune.


Peut être devrons nous revenir à un mode de vie beaucoup plus simple. Peut être devrons nous apprendre à nouveau à cultiver la terre. L’eau ne sera probablement pas accessible comme aujourd’hui, et les pays dit civilisés pourrait bien revenir à une situation plus proche du moyen âge. Nous ne sommes à l’abri de rien.


Dans ces moments de chaos, notre rapport aux autres prendra une nouvelle importance.

Les réseaux sociaux ne seront plus sur nos téléphones ou ordinateur mais tout autour de nous, dans les villages, le voisinage.

L’entraide prendra un nouveau sens, le mot communauté aussi, tout comme l’idée de l’humanité.


L’histoire, encore une fois, nous a appris ce dont l’être humain est capable, dans le meilleur mais aussi dans l’horreur.


La loi de Murphy, développée par Edward A. Murphy un ingénieur aérospatial américain qui en énonça le premier le principe, est un adage qui s'énonce de la manière suivante :

" Tout ce qui est susceptible d'aller mal, ira mal. "

Selon une variante plus détaillée de la loi,

" S'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie. "

Alors soyons prêt. Cela a déjà commencé.

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